Je veux partir. Je n'ai pas envie de périr dans cette atmosphère de torture, qui m'asphixie.
L'aimer à en mourir. L'aimer jusqu'à s'auto-détruire. L'aimer jusqu'à un point où ça te fait bien plus que souffrir.Je m'imaginais déjà à moitié dans ses bras, à vrai-dire. J'avais tout envisagé, sauf ça. Tout me paraît confut à présent, et la seule chose que je peux faire c'est sangloter coeur et âme, en me ressassant ces paroles, et le souvenir de ses regards. Je tombe, je m'écroule, mais il ne me ratrappera pas. Il ne sera pas là quand j'effleurerais le sol, et le toucherais. Il me regarde chuter, sans rien faire, appart m'enfoncer toujours un peu plus. Je sais que continuer à être dépendante de lui, c'est mourrir, n'avoir que le cadavre de mon âme, implantée dans ma poitrine. Mais ses regards rendaient chaque parcelles de mon coeur vivantes, il me faisait croire que je n'étais pas aussi insignifiante que je le pensais. Les élans de souffrance intense qui me déchirait le coeur petit à petit et qui ravivaient la douleur des plaies qui s'y trouvaient et qu'il y a encore aujourd'hui, sont maintenant constament présent. Les plaies que j'avais a l'intérieur de moi, sont complètement ouvertes. Elles saignent, saignent et saignent, ne cessant jamais, comme si il n'y avait pas de fin. D'ailleurs il n'y a jamais de fin quand une douleur infini s'est installée car l'infini n'a pas de limite, aucun aboutissement. Cependant, il faut que je m'en sorte. Je n'ai pas le choix. C'est crucial.